Lexique
Lexique de l’enduit et de la peinture
Les termes techniques de l’enduit et de la peinture utilisés dans nos conseils et nos fiches techniques : préparation des supports, défauts, constituants et familles de peintures, normes.
A
Acrylique
Se dit d’une peinture dont le liant est une résine acrylique, le plus souvent en phase aqueuse. Faible odeur, séchage rapide, bonne tenue de la teinte : c’est la famille de peintures la plus courante, en intérieur comme en façade.
Alkyde (glycérophtalique)
Résine obtenue à partir d’huiles végétales et de polyesters, liant des peintures dites « glycéro ». En phase solvant, elle donne des finitions tendues et résistantes, appréciées sur les boiseries et les métaux ; elle peut jaunir à l’abri de la lumière. Il existe aussi des alkydes en phase aqueuse.
Aplanir
Rendre une surface lisse, unie.
Aspect de finition
Degré de brillant d’une peinture une fois sèche : mat, velours, satiné ou brillant. Plus la finition est brillante, plus elle se lessive facilement, mais plus elle révèle les défauts du support : d’où l’importance de l’enduisage. Pour les peintures murales d’intérieur, la norme NF EN 13300 classe les produits selon leur brillant mesuré.
Aspérité
Les aspérités sont les inégalités sur votre support.
Assainissement
L’assainissement permet de rendre votre mur propre.
B
Bandes
Appliquer l’enduit par bandes permet d’éviter que l’enduit roule ou peluche en séchant.
Béton armé
Il s’agit d’un mélange de ciment, de graviers et de sable employé en construction intégrant en plus une armature en acier.
Béton cellulaire
Ce béton est généralement utilisé pour l’isolation thermique.
Béton précontraint
Béton mis en compression permanente par des câbles ou des armatures d’acier tendus, pour mieux résister aux efforts de traction.
Brossage
Le brossage s’exécute à la brosse dure et à sec pour enlever les parties pulvérulentes ou insuffisamment adhérentes.
C
Classes D1 à D4
Classement des revêtements de façade selon leur rôle : D1, rôle décoratif ; D2 et D3, protection du support avec une épaisseur et une résistance croissantes ; D4, revêtements plastiques épais. Ces classes ne garantissent pas l’imperméabilité de la façade, qui relève d’autres systèmes (classes I1 à I4). Voir nos peintures façades.
Cloquage
Formation de cloques sous le feuil de peinture, le plus souvent due à de l’humidité dans le support ou à une mauvaise adhérence (support gras, farinant ou mal préparé).
Coffrage
Un coffrage est une structure provisoire dans laquelle on coule l’enduit afin qu’il prenne la forme souhaitée.
Couche d’impression
Il s’agit d’une couche qu’on applique directement sur un subjectile absorbant (bois, plâtre, ciment, etc.). Elle évite la formation ultérieure d’embus et assure un parfait accrochage entre le subjectile et les couches suivantes.
COV
Composés organiques volatils : substances qui s’évaporent du produit pendant et après l’application. Leur teneur maximale est fixée par une directive européenne et, en France, chaque produit destiné à l’intérieur porte une étiquette d’émissions dans l’air intérieur, de A+ (très faibles émissions) à C.
D
Dégraissage
Il s’agit d’enlever la graisse présente sur les subjectiles.
Dégrossissage
Opération discontinue à exécuter sur subjectiles maçonnerie pour atténuer les désaffleurs des balèvres ou de joints.
Note : Le dégrossissage est limité par les possibilités de rechargement à l’enduit de peinture (c’est-à-dire jusqu’à 5 mm d’épaisseur).
Dégrossissage des balèvres
Les balèvres sont rattrapées par dégrossissage dans la limite d’un mètre linéaire par mètre carré et pour un décalage de ± 3 mm maximum. Il s’exécute avant enduisage. Le rattrapage de niveau s’exécute en queue de billard pour une distance n’excédant pas 0,30 m de l’axe de la balèvre.
Note : Les balèvres sont occasionnées par les décalages de niveau existant entre les panneaux de coffrage qui provoquent un creux accompagné souvent d’une saillie. La saillie étant abattue par le maçon, il subsiste le creux en forme de feuillure.
Le dégrossissage est limité par les possibilités de rechargement à l’enduit de peinture. La correction des imperfections plus importantes relève de la maçonnerie telles que :
- les épaufrures de linteaux, appuis de fenêtres, bordures de dalles béton, angles rentrants ou saillants de maçonnerie de béton ;
- le rebouchage de trous d’ancrage des joints de panneaux préfabriqués, de gaine pour passage de canalisations ;
- les trous ou fissures consécutifs à l’exécution de travaux d’étanchéité, les nids de gravillons.
Désaffleurs
Il s’agit d’un décalage entre deux pièces après un assemblage.
DTU 59.1
Document technique unifié (norme NF DTU 59.1) qui fixe les règles de l’art des travaux de peinture dans le bâtiment : préparation des supports, choix des systèmes et trois degrés de finition (élémentaire, courante, soignée). Le degré de finition détermine notamment le niveau d’enduisage attendu.
E
Égrenage
L’égrenage a pour but d’éliminer les grains ou les petites projections qui subsistent en surface des plâtres neufs et que l’époussetage ne peut enlever. L’égrenage s’exécute à sec, le matériau étant sec à l’aide d’un grattoir triangulaire ou d’une lame à enduire ou d’un riflard. L’égrenage est exécuté de façon à ne pas blesser le support.
Embu
Défectuosité initiale caractérisée par le ternissement d’un feuil qui perd son brillant, le plus souvent par zones localisées. L’embu est fréquemment provoqué par une détrempe irrégulière ou par la porosité du subjectile ou encore par une excessive hétérogénéité de celui-ci.
Enduisage
L’enduisage peut s’exécuter sur tous les subjectiles. Les opérations d’enduisage ont pour but, en dehors des opérations de rebouchage et de dégrossissage, de corriger les défauts de surface de façon complète et continue pour que, l’enduisage terminé, le subjectile présente une surface uniforme, compatible avec l’état de finition recherché.
On distingue cinq types courants d’enduisages :
- Enduisage de ratissage : Préparation sommaire des surfaces, constituant un bouche-porage par l’application d’une seule passe superficielle d’enduit. Il s’exécute sur bois ou sur enduit de plâtre coupé, offrant une bonne planéité. Le subjectile peut être visible, par transparence, sur la quasi-totalité de sa surface.
- Enduisage non repassé : L’enduisage non repassé comporte une couche continue appliquée en une seule passe. On admet un manque partiel du pouvoir masquant de l’enduit et des irrégularités de surface.
- Enduisage repassé : L’enduisage repassé s’effectue en deux passes avec ponçage et/ou égrenage entre les passes pour parvenir à un état de surface bien dressé. Ce type d’enduisage conduit à une opacification complète.
- Enduisage non repassé de finition : Il s’exécute sur un enduit repassé dans le cas d’une finition A sur béton et enduit ciment uniquement.
- Enduisage structuré : Les reliefs et l’aspect de l’enduisage structuré sont variables, ils dépendent du procédé de mise en œuvre.
Enduits de résines (à base de résines)
Ces enduits contiennent des charges et pigments divers et leur liant est une résine au lieu de liants gras et huiles siccatives. Le rapport charges + pigments/liants/résine est plus élevé que pour les enduits gras. Leur définition complète comporte la mention de la famille de la résine (acrylique, vinylique, etc.).
Enduits en poudre
Les enduits en poudre sont des enduits dispersables à l’eau. Ils se présentent sous forme pulvérulente. Ils reçoivent une addition d’eau pour l’emploi.
Enduits gras
Les enduits gras sont à base d’huiles siccatives et/ou de liants gras, de charges et de pigments. Ils peuvent être préparés sur chantier.
Enduits maigres et mixtes
Les enduits maigres et mixtes sont à base d’huiles siccatives et/ou de liants gras et autres, avec adjonction de pigments, de charges, de solvants et de diluants. Le volume de charges et pigments par rapport au liant est plus important que dans l’enduit gras. Ils peuvent être préparés sur chantier.
Épaufrure
Il s’agit d’un défaut de surface, causé par un choc sur le parement ou l’arête d’un élément de béton.
Époussetage
L’époussetage a pour but de faire disparaître du support les matériaux pulvérulents comme la poussière. Il constitue un complément de l’égrenage. Il s’exécute exclusivement sur fond sec à la brosse à épousseter. Il est inefficace sur subjectile humide.
Extrait sec
Part de matière qui reste sur le support une fois l’eau ou les solvants évaporés, exprimée en poids ou en volume. À rendement égal, un extrait sec élevé donne un feuil plus épais et plus garnissant.
F
Faïençage
Il s’agit de petits défauts superficiels, sous forme de microfissures en maille, d’une largeur inférieure à 0,2 mm. Ils apparaissent généralement sur un matériau rigide. Les faïençages n’ont qu’un inconvénient esthétique.
Fantômes
Les fantômes sont des marques du support qui apparaissent à la surface de l’enduit (souvent après la pluie). Ces derniers n’affectent pas la qualité de l’enduit en dehors de l’esthétique.
Farinage
Dégradation de la surface d’une peinture, souvent sous l’effet des UV, qui laisse une poudre au passage de la main. Un fond farinant doit être brossé puis traité avec un fixateur de fond avant d’être repeint.
Feuil
Revêtement continu résultant de l’application sur un subjectile d’une ou de plusieurs couches. Un feuil qui vient d’être appliqué est dénommé feuil humide par opposition à un feuil dit sec après achèvement du processus de séchage, c’est-à-dire lorsqu’il atteint l’état dit sec apparent complet défini dans la norme NF T 30.037.
Fissure
Une fissure est une fente qui affecte la surface d’un support. Par convention, la fissure est large de 0,2 à 2 mm. Au-dessous, il s’agit d’un faïençage. Au-dessus, il s’agit d’une lézarde. Les fissures peuvent être inesthétiques, mais ne sont pas forcément dangereuses tant qu’elles ne remettent pas en cause la stabilité et la durabilité des supports.
Il existe deux types de fissures :
- Les fissures de décollement, entre des matériaux de natures différentes.
- Les fissures de rupture, qui peuvent être partielles ou traversantes, et qui font suite à une sollicitation excessive du support (par exemple, une traction ou un cisaillement trop importants).
Fissure vivante
On parle de fissure active ou vivante lorsque la fissure est non stabilisée et continue à évoluer dans le temps, en s’élargissant. Il existe plusieurs causes à ce genre de fissures. Elles peuvent être dues par exemple, à la corrosion des armatures, à des origines mécaniques, à des origines thermiques, aux cycles de gel et de dégel, etc.
Fixateur de fond
Produit qui pénètre dans un support poreux, farinant ou friable pour le consolider et régulariser son absorption avant la peinture de finition. Il est surtout utilisé en ravalement de façade.
G
Gobetis
Il s’agit d’une première couche d’enduit (granuleux) que l’on projette sur un support. Il permet une bonne accroche de l’enduit, particulièrement sur des supports neufs durs et sur les supports anciens durs lisses (exemple : pierre calcaire très dure, briques de terre cuite, etc.).
Grattoir triangulaire
Un grattoir triangulaire est un outil permettant de gratter et d’élargir les fissures avant rebouchage.
H
Hydrofuge
Traitement, généralement incolore, qui empêche l’eau liquide de pénétrer dans un support (pierre, brique, enduit, béton) tout en le laissant respirer. Voir nos traitements.
L
Laque
Peinture de finition à l’aspect tendu, satiné ou brillant, destinée aux boiseries, menuiseries et métaux.
Lasure
Produit de protection et de décoration du bois qui, contrairement à une peinture, laisse apparaître le veinage. Une lasure ne forme pas de film épais et s’entretient sans décapage.
Lessivage
Il existe différents types de lessivage. Le lessivage à l’eau chaude, qui s’effectue avec un dégraissant alcalin sur fonds gras. Le lessivage à la lessive très diluée, qui s’effectue sur anciens fonds laqués ou vernis.
Liant, pigments et charges
Les trois constituants de base d’une peinture ou d’un enduit. Le liant (une résine) assure la cohésion et l’adhérence ; les pigments donnent la couleur et l’opacité ; les charges minérales apportent le corps, le garnissant et l’aspect. Le tout est dispersé dans l’eau ou dans un solvant.
M
Matière pulvérulente
Les matières pulvérulentes sont des particules telles que de la poussière, de la poudre, des résidus, etc.
Microporeux
Se dit d’un feuil qui laisse passer la vapeur d’eau tout en arrêtant l’eau liquide. Indispensable sur le bois et sur les supports qui doivent « respirer ».
N
NF T 36-005
Norme française qui classe les peintures, vernis et produits apparentés par famille et par classe, selon la nature de leur liant. Cette classification figure sur les fiches techniques.
P
Parties friables
Morceaux de la surface qui se détachent.
Phase aqueuse, phase solvant
Désigne le milieu dans lequel est dispersé le liant : l’eau (phase aqueuse) ou un solvant organique, comme le white-spirit (phase solvant). Les produits en phase aqueuse sentent moins, sèchent plus vite et les outils se nettoient à l’eau.
Pliolite®
Marque déposée de résines en phase solvant utilisées dans certaines peintures de ravalement, appréciées parce qu’elles peuvent s’appliquer par temps frais ou humide.
Pouvoir couvrant
Capacité d’une peinture à masquer la couleur et les contrastes du support. Il dépend des pigments et de l’épaisseur appliquée.
R
Rebouchage
Opération discontinue destinée à faire disparaître les petites cavités des subjectiles (bois, plâtre, plaques de plâtre, etc.).
Rendement
Surface couverte par un litre (ou un kilo) de produit pour une couche, exprimée en m²/L ou m²/kg. Indiqué sur la fiche technique, il varie selon la porosité et la rugosité du support.
Retrait
Un retrait est la contraction d’un matériau, provoquée par l’élimination de l’eau de gâchage excédentaire.
S
Saponification
Réaction chimique entre un liant à base d’huile ou d’alkyde et un support alcalin (béton, ciment ou enduit hydraulique récents) : le feuil ramollit, colle ou se décolle. On l’évite en laissant sécher le support et en choisissant une impression adaptée.
Siloxane
Résine de la famille des silicones utilisée dans les peintures de façade : elle rend le feuil hydrophobe (l’eau perle) tout en le laissant perméable à la vapeur d’eau.
Spatule crantée
Une spatule crantée est un outil qui vous aide à garantir un étalage régulier de l’enduit.
Subjectile
Surface externe d’un matériau sur lequel sera appliqué un produit (enduit, peinture, etc.).
T
Temps de séchage
« Sec au toucher » : le feuil ne colle plus au doigt. « Recouvrable » : délai à respecter avant la couche suivante. Ces durées sont données sur la fiche technique pour des conditions de référence de température et d’humidité ; elles s’allongent par temps froid ou humide.
Tendu
Aptitude d’une peinture à s’étaler en séchant pour effacer les traces de brosse ou de rouleau.
